Feux de déchets verts

Brûlage de déchets verts et règles de voisinage

Un voisin qui fait un feu pour brûler ses déchets végétaux (branches d’arbres, feuilles mortes…) dans son jardin peut provoquer des nuisances pour le reste du voisinage (fumée, odeurs…), sans compter les risques d’incendieséventuels. Les recours des riverains pour faire cesser ces nuisances. 

En principe, il est interdit de brûler des déchets verts. 

Cette interdiction est édictée pour plusieurs raisons :

  • dans une optique de santé publique d’une part, puisque cette pratique pose des problèmes notables en matière sanitaires, puisque la combustion de végétaux émet des polluants tels que des particules fines ou des gaz toxiques ou cancérigènes ;
  • dans un but de prévention d’autre part, le brûlage de déchets verts pouvant entrainer des risques d’incendie.
  • Plutôt que de brûler les déchets verts, les autorités préconisent leur compostage ou leur collecte en déchèterie. 
  • Exceptions

    Il existe toutefois des exceptions pour les habitants se situant en zone rurale ou péri-urbaine. Dès lors que leur zone est dépourvue de déchetterie et qu’aucun système de collecte de déchets végétaux n’est prévu, il est possible de brûler ces déchets mais dans les conditions prévues par l’arrêté préfectoral (consultable en mairie). 

  • Maire et action en justice

    Il incombe au maire de faire respecter l’interdiction de brûler des déchets verts par des particuliers. Ce devoir entre dans le cadre de ses pouvoirs de police et sur la base de l’article 84 du règlement sanitaire départemental. Les riverains disposent des voies d’action de droit commun à l’encontre des auteurs des nuisances (d”après une réponse ministérielle publiée dans le JO Sénat du 29/12/2011). 

    Un habitant peut donc demander aux services d’hygiène de la mairie d’intervenir si un voisin ne respecte par la réglementation. 


  • Autorisation exceptionnelle

    Des dérogations à l’interdiction peuvent toutefois exister, notamment lorsque la combustion des déchets peut permettre d’éviter la propagation d’épidémies en raison de vers, de bactéries ou de parasites touchant certains végétaux. Mais ces autorisations doivent être prévues par le préfet dans le cadre du règlement sanitaire départemental (réponse ministérielle publiée au JO AN du 09/02/2016).

    Réalisé en collaboration avec des professionnels du droit et de la finance, sous la direction d’, diplômé d’HEC.

Eglises Romanes et chateau en lussacais à découvrir

Le Château et l’église de Monbadon

Le château de Monbadon est un des derniers témoignages d’architecture militaire médiévale subsistant en Gironde.
C’est en effet au début de la Guerre de Cent Ans, le 24 avril 1330, qu’Edouard III, roi d’Angleterre, donna «licence» à Indie de Monbadon de fortifier ce poste avancé de Guyenne afin de surveiller les vallées de l’Isle et de la Dordogne.
Depuis 1602, sous le règne de Henri IV, roi de France et de Navarre, la même famille est toujours propriétaire de l’ensemble du domaine. L’église de Monbadon est située dans un vallon creusé entre deux coteaux, où s’élevait, à
l’est le château du même nom et au sud-ouest la maison noble de Jouanin. A l’origine, le château de Monbadon était une tour de guet avec le village de Saint-Martin de Bohens en contrebas. Cette église de Saint-Martin de
Monbadon présente avec sa façade occidentale des caractéristiques, que l’on retrouve sur la façade de Notre-Dame de Cornemps, ce qui nous permet de la dater de la fin du XIème siècle. La nef, ainsi que le clocher et le chevet roman, dont on conserve une petite partie, ont fait eux l’objet d’une campagne d’embellissement à la fin du XIIème siècle. Le chevet actuel, reconstruit au XVIIIème témoignage de la permanence de l’architecture romane dans la
région à l’âge classique, où elle est associée à un prestige passé et une forme de stabilité.

L’église romane  de Saint-Philippe d’Aiguille

L’édifice roman du XIe et XIIe siècles est classé au titre des monuments historiques en 19201. Cet édifice a subi de nombreuses transformations. Au XIe siècle, construction d’une nef en moellons raidie par des contreforts d’appareil. Son lambris primitif fut remplacé au siècle suivant par deux coupoles sur pendentifs. Au XVIe siècle, construction du transept postérieur à la nef et surmonté d’un clocher carré, puis prolongé d’un chevet (partie d’une église qui se trouve à la tête de la nef, derrière le choeur) gothique. Les chapelles latérales furent édifiées en 1651 pour la chapelle Sud
et en 1696 pour la chapelle Nord. Seule la façade ouest présente de nombreuses sculptures, le fronton est orné d’un encorbellement fait d’arcades feintes à voussure, supporté par des corbeaux représentant les sept péchés capitaux.

Côteau de Pey Landry

Site géré par le Conservatoire d’espaces naturels d’Aquitaine. Ses pelouses sèches, prairies et boisements abritent une grande diversité d’espèces et de milieux. Véritable réservoir biologique, Pey Landry se caractérise par son importante richesse en orchidées. C’est également l’occasion d’approcher le monde des insectes avec deux espèces de papillons protégés : l’Azuré du Serpolet et le Damier de la Succise. A voir également : menhir de Pey Landry.

Le Château Puyfromage et son colombier

Francs côtes de Bordeaux

Du XIème ou XIIème siècle, le donjon du Vieux Château est le bâtiment le plus ancien à Puyfromage.
Le château est d’époque Renaissance comme le montre les fenêtres à meneaux. La date de 1574 a été trouvée sur la poutre maîtresse de la charpente, lors de sa réfection suite à un incendie. Le colombier de Puyfromage est une curiosité locale. Son ancienneté et son importance en font un édifice exceptionnel. Il contient 1000 loges appelées « boulins » (cavités pouvant recevoir les pigeons). Le droit de colombage était, sous l’Ancien Régime, un droit seigneurial à valeur de privilège. Plus le colombier était grand, plus le seigneur était important. Chaque boulin représentait
un « journal », superficie de travail d’un ouvrier dans une journée, soit 49 ares à Puyfromage. Le domaine avait donc une superficie totale de 490 hectares soit 5 fois plus que maintenant. Sur RDV Contact : Ewa BOBET 05 57 41 06 53 contact@puyfromage.fr

L’église Saint-Martin de Francs

C’est au IXème siècle qu’un seigneur de Ségur, Bertrand, fait bâtir le château de Francs. A l’époque des Guerres de Religion, les protestants de la région le pillent. Durant la Révolution, le château est mutilé, les tours sont rasées ou découronnées, et les archives brulées. Les bâtiments qui subsistent datent du XIVème siècle. Il est situé sur une colline élevée, en première ligne pour la
défense du territoire lorsque les troupes arrivaient du pays de Castillon ou de l’Entre-Deux-Mers.

Le Château de Francs
Le Le château de francs était à l’origine une place forte militaire sous domination anglaise de 115 à 1453, date de la bataille de Castillon. Seule une partie du Château servait d’habitation seigneuriale, le reste étant réservé aux 300 hommes de troupe avec leurs chevaux et équipages. La famille de Ségur qui avait mis son château à la disposition des anglais, fut contrainte de le vendre quand l’aquitaine redevint Française sous Henri IV. Le Château de Francs est une merveille architecturale du Moyen-Age, ceint d’un beau vignoble aujourd’hui totalement restauré. Ce domaine de 37 hectares de vignes s’épanouit sur un terroir argilo-calcaire.

L’église Notre-Dame de Tayac
Notre Dame de Tayac est aussi à rattacher à l’archiprêtré d’Entre-Dordogne et à la châtellenie de Puynormand. Cette dernière fut vendue en parcelles par Henri IV en 1602, mais Tayac reste liée aux villages voisins. La baronnie de Puynormand est alors constituée et rassemble les paroisses de Puynormand, Francs, Saint-Sauveur, Gours, Saint-Cibard et Tayac.

L’ancienne abbaye de Cornemps

L’église construite au XIème et XIIème siècles, longue et étroite, comprenait trois travées de nef, un faux transept et un abside, le tout formant une longueur de 35m. Toute la partie ouest de l’Eglise, sur une longueur de 15m est en ruines. Une partie du mur latéral nord et de la façade ouest est encore debout. Le mur sud à disparu. Le mur nord est en maçonnerie assez grossière, mais par endroits les moellons qui le composent, sont disposés avec symétrie: on a choisi les plus plats et de l’épaisseur d’une brique pour en faire des cordons horizontaux disposés en feuilles de fougères ou arêtes de poissons. A l’intérieur, ce mur est renforcé par un placage de trois arcs en plein cintre, qui s’appuient sur des pilastres carrés, dont les chapiteaux portaient des festons, des anneaux enchaînés, etc … La porte en plein cintre de la façade ouest est encore en place au milieu des ruines. Ses voussures s’appuient sur des colonnes cylindriques aux chapiteaux ornés de festons. La partie orientale de l’Eglise, la moins endommagée, a été séparée de la précédente par un mur de blocage; on a rebâti l’angle sud-ouest de l’avant choeur ou faux transept, et toute cette portion de l’Eglise a été rendue au culte .

L’église St-Pierre de Petit-Palais

“Aucun texte ne nous renseigne sur les origines de la construction de l’Eglise et son style seul, fait connaître qu’elle doit être l’oeuvre du troisième quart du XII siècle. Le mur sud a été refait en maçonnerie négligée et d’importants
contreforts furent appliqués contre la travée du clocher et le sanctuaire, enfin celui-ci fut modifié. En 1844 comme on venait de restaurer la façade, l’architecte Paul Coureau dressa un devis pour tourner une voûte d’ogives sous la charpente apparente qui laissait passer le vent et le froid. C’est en effet au XIXème que l’Eglise a été voûtée; puis, au XXème siècle l’architecte Rapine, restaura le portail, le clocher et fit à l’ensemble une suite de travaux judicieusement entrepris.” Le seul renseignement qui nous soit parvenu sur le village de Petit-Palais concerne les troubles des Guerres de Religion. Le village fut assiégé en 1587 par les troupes du vicomte de Turenne et « le bourg
ne se rendit qu’après avoir enduré 80 coups de canon, perdu 2 capitaines, 14 soldats et 140 paysans ». A la suite de la Révolution Française, la commune de Petit-Palais fut couplée à une ancienne paroisse, appelée Cornemps.
D’origine gallo-romaine, le terme de Cornemps signifie «lieu sacré».

Le Château de Lussac

Le Château de LUSSAC a été fondé en 1876, et il est la propriété de Mme G. Laviale – Van Malderen et son époux Hervé depuis le millésime 2000. Le vignoble comme l’outil de vinification ont été rebâtis. Et le Château de LUSSAC produit aujourd’hui des vins rouges, blancs et rosés sur un terrain
argileux, et argileux limoneux.

 

Sources : http://eglisesdulussacais.free.fr

Sources : http://www.memoirehistoireppc.com

 

Eglises romanes et châteaux en Lussacais

A découvrir lors de cette balade (cliquez ici)

Bien qu’elle traverse les appellations Puisseguin Saint-Emilion, Lussac Saint-Emilion, Castillon Côtes de Bordeaux et Francs Côtes de Bordeaux, cette balade n’est pas qu’une découverte de paysages viticoles. Elle vous permettra d’explorer les joyaux de l’architecture romane et le patrimoine castral dans le Lussacais.

Pour les plus courageux, la boucle fait 32 km en passant par Saint-Philippe d’Aiguille. En revanche, vous pouvez éviter le détour vallonné par Saint-Philippe en rejoignant directement Saint-Cibard (point n°12). La petite boucle fait 26 km.

FICHE DESCRIPTIVE

Départ : Lussac Durée : 3h00 Kilométrage : 32 km

Type de ballade : circuit VTC

Difficulté : sportive

Altitude au départ 33m      Dénivelé : 49m

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ITINERAIRE :

  • Au départ de l’église, prenez la rue Thiers puis au carrefour tournez à droite en direction de Puisseguin.
  • A la sortie de Lussac au niveau du garage Renault, prenez à droite direction de Moulin Blanc et Moulin Noir. Continuez toujours tout droit.
  • Au stop de la D244 (Château Cassat à votre droite), prenez à gauche puis la 1ère à droite.
  • Prenez la 1ère à droite avant d’entrer dans Puisseguin. Traversez le lieu-dit Guillotin en suivant la route qui bifurque vers la gauche.
  • A la prochaine intersection après Guillotin, prenez à gauche et tout de suite à droite la rue Jean Poitou.
  • Au cédez-le-passage, prenez à droite en direction du bourg de Puisseguin.
  • Passez devant le Château Beauséjour et la mairie puis prenez la route de Saint Philippe à gauche. Puis continuez tout droit.
  • Au croisement, laissez la route de Saint Philippe à droite et celle de Fayan en face, prenez celle à gauche (panneau 3,5t).
  • Après avoir aperçu le Château de Monbadon à votre gauche, prenez la route à gauche en haut de la côte et dirigez-vous vers le château.
  • Au stop du Château de Monbadon, tournez à gauche pour voir l’église ou à droite vers le château pour continuer le circuit.
  • Après le Château de Monbadon, prenez la 3ème à droite direction Terrasson et Gasquerie si vous suivez la grande boucle. Pour la petite boucle, continuez tout droit.
  • Pour suivre la petite boucle, allez jusqu’au stop et prenez à droite direction Saint Philippe. Puis la 1ère à gauche au niveau de l’arrêt de bus. Dans le hameau Nichon, descendez à gauche et continuez jusqu’à l’église de Saint-Cibard.
  • Passez les lieux-dits Terrasson, Gasquerie et Tuillac et continuez tout droit jusqu’à Saint Philippe.
  • Vous arrivez à Saint Philippe par le cimetière. Au 1er croisiement, continuez tout droit jusqu’à l’église.
  • Au niveau de l’église, tournez à gauche en direction du bourg.
  • Dans le bourg de Saint Philippe, prenez à gauche et tout de suite à droite en direction de Piqueroque. Descendez et continuez toujours tout droit.
  • Au stop, montez à gauche jusqu’au Château de Clotte.
  • Au carrefour après le Château de Clotte (sur votre droite), tournez à gauche direction Le Pin (laissez Les Salles à droite).
  • Continuez toujours tout droit jusqu’au stop. Au stop du Château Roc du Pin, tournez à droite.
  • Aussitôt après le stop du Pin, prenez la 1ère petite route à gauche en direction de Saint Cibard.
  • A Saint-Cibard, à hauteur de l’église et de l’étang, suivez la route principale en direction du Château de Monbadon.
  • Après Saint-Cibard, allez tout droit jusqu’au stop du Château Puyfromage. Prenez à droite et traversez le hameau Guaronneau.
  • Au carrefour de la cave coopérative de Francs, prenez à gauche en direction de Francs et montez jusqu’au bourg.
  • En arrivant à Francs, prenez à gauche avant la mairie pour voir l’église, ou tout droit pour continuer la boucle.
  • Après le Château de Francs, au carrefour de la route de Puynormand, continuez tout droit jusqu’à Tayac.
  • Traversez le village de Tayac, passez devant l’église et poursuivez tout droit jusqu’au stop de la route de Petit-Palais.
  • Au carrefour de la route de Petit-Palais, continuez en face en direction de Petit-Palais.
  • Après le hameau Lapourcaud, tournez à droite direction Les Huguets.
  • Au carrefour du lieu-dit Les Huguets (face au Château Les Maines), tournez à droite et continuez jusqu’au prochain stop.
  • Au stop de Cornemps, tournez à droite pour voir l’ancienne abbaye ou à gauche afin de poursuivre le circuit.
  • Au croisement de la route de Tayac, suivez la route de Petit-Palais à droite.
  • Au niveau du chevet de l’église de Petit-Palais, continuez à droite de l’église jusqu’au stop.
  • Au stop dans le bourg de Petit-Palais, prenez à gauche direction Lussac et passez devant l’église.
  • Après être passé devant le porche de l’église de Petit-Palais, prenez la 1ère droite.
  • Dans le hameau Sorillon, prenez la route à gauche au niveau de l’arrêt de bus
  • Au stop, prenez la route à droite.
  • Avant d’entrer dans le sous-bois, prenez à gauche la route limitée à 50 km/h (balise jaune). Traversez le bois.
  • Au stop de Maine Blanc, prenez la route à gauche et continuez tout droit jusqu’à Lussac.
  • Traversez le lieu-dit Terrien en passant devant le Château (à droite) et continuez tout droit jusqu’à Lussac.
  • A l’intersection de Perruchon (à gauche), continuez tout droit en direction de Lussac.
  • Au stop à l’entrée de Lussac, suivez la direction du centre-ville.
  • Passez devant le Château de Lussac et rejoignez l’église. Vous êtes arrivé.
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l’église de Lussac

EGLISE St-Pierre de LUSSAC

HISTOIRE et DESCRIPTION

En dépit de l’apparence de son clocher, et contrairement à certains dires et écrits … l’Eglise de LUSSAC, près de Saint-Émilion, Département de la Gironde, n’est pas un édifice du XIX° siècle, hormis la nef et le clocher actuels.

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HISTORIQUE

L’histoire de cette église est marquée par des épisodes mouvementés.
On sait que le nom de Lussac vient du gallo-romain « Luccius », noble et important personnage, qui vivait au premier siècle de notre ère, dans la « villae Lussaca », dont on a retrouvé les vestiges à cinq cents mètres du Bourg actuel, incendiée et détruite irrémédiablement, en 414, lors des invasions wisigothes.
Le mégalithe de « Picampeau » témoigne des usages druidiques de sacrifices d’animaux dans la forêt sur la hauteur proche du village.
Le christianisme gagna la région au IV° siècle, avec la venue du grand apôtre St-Romain (ordonné par St-Martin de Tours), qui évangélisa le Blayais et le Libournais.
Une première église, probablement en bois, était construite à l’emplacement actuel. Elle ne survécût pas aux incendies et ravages des Normands, lorsqu’ils s’établirent en Lussacais.
Au XII° siècle, un édifice roman fut bâti en pierres du pays. Il était formé d’une nef rectangulaire à chevet plat surmonté d’un pignon.
En 1180, l’archevêque de Bordeaux, Guillaume I° le Templier, concéda cette église de Lussac (dédiée à St-Pierre) à l’Abbaye de Faise, qui en conserva la tutelle jusqu’à la Révolution.
L’Abbaye de Faise avait été fondée en 1137 sur la paroisse de Lussac, par Pierre II de Castillon, et confiée à Pierre de Gérard, Abbé de Cadouin de l’Ordre de Cîteaux. Le premier Abbé fut Raymond de Cadouin. Les moines construisirent l’Abbaye avec cloître, église, chapelle et dépendances. Ils défrichèrent la forêt, cultivèrent des terres nouvelles. Ils firent évoluer les techniques culturales, tout en menant une vie de prière, de travail, et d’aide aux populations locales.
Ils accueillaient aussi les pèlerins en route pour St-Jacques de Compostelle. La région était en effet sillonnée par des passages vers ce haut-lieu de pèlerinage médiéval, entre deux voies principales, la « via Turonensis » (venant de Paris-Tours et passant par Bordeaux) et la « via Lemovicensis » (venant de Vézelay-Limoges et passant par Ste-Foy et Bazas). Une des nombreuses ramifications routières, venant d’Angoulême pour rejoindre la « via Turonensis » à Belin, passait en Lussacais, à St-Emilion, traversait la Dordogne et amenait les pèlerins à l’étape de la Sauve-Majeure, lieu de ralliement important, d’après le « Guide du pèlerin » du moine poitevin Aimery Picaud, écrit au XII° siècle.
De l’Eglise romane du XII° siècle, il persiste actuellement les côtés du sanctuaire appuyés sur deux contreforts romans, un de chaque côté.

Lorsque l’Aquitaine fut anglaise, trois siècles durant, après le mariage d’Aliénor avec Henri II Plantagenet, la Guyenne était prospère et développa les cultures de la vigne, des fruitiers, des céréales, l’élevage, et le commerce de tous produits, en particulier du vin.
A la fin de la guerre de cent ans, l’église de Lussac eût beaucoup à souffrir des passages des troupes de Charles VII, qui ravagèrent le pays, pourchassant les Anglais, vaincus à la bataille de Castillon le 17 Juillet 1453. La campagne resta exsangue, et fut repeuplée avec l’aide des angoumois, saintongeais, poitevins et périgourdins.
Au XV° siècle, des travaux majeurs de restauration de l’église St-Pierre de Lussac furent entrepris, en modifiant la structure par un agrandissement. Les murs latéraux de la nef romane furent remplacés par deux gros piliers toujours actuels, et on construisit les bas côtés de style gothique, existant à ce jour. Le choeur et le chevet romans étaient conservés.
Aux XVI° et XVII° siècles, lors des guerres de religion, l’église de Lussac fut à nouveau gravement pillée et saccagée. En 1587, Henri de Navarre, futur Henri IV, gagna la bataille de Coutras sur les catholiques. Les troupes du Vicomte Henri de Turenne ravagèrent la région. Les huguenots firent de même. L’église de Lussac fut plusieurs fois profanée et très endommagée. En 1622, les soldats du Marquis de la Force et Montpouillan, revenant de La Rochelle, mirent encore l’église à sac, comme les maisons du bourg et les seigneuries des environs. Les chapelles rurales du Temple d’Alleman à « Pourteau » et de Notre-Dame au « Courlat » furent incendiées. Le pillage impitoyable portait aussi sur l’argent, l’or, les vases sacrés, les reliques, les autels, les vitraux, les cloches, les fonts baptismaux, ainsi qu’il est constaté dans un procès-verbal établi lors de la venue à Lussac du Cardinal de Sourdis, le 24 Juillet 1623. Les voûtes et la toiture nécessitèrent de nouvelles restaurations qui furent menées avec diligence. En 1625, l’église de Lussac était réparée, et une relique de la « vraie croix » restituée.
Cette période est qualifiée de particulièrement funeste.
La Peste, qui ravagea Libourne en 1607, puis les campagnes en 1630 et 1631, fit 249 morts à Lussac pour la seule année 1631.
La Fronde ramena la soldatesque sur la région en 1649.
Tous ces épisodes historiques sont relatés par le Curé Caudroy dans ses registres paroissiaux et ses lettres à l’archevêché, et aussi par Maître Bertrand Ballet, Notaire royal à Lussac et Juge de paix à St-Georges dans son « Livre de Raison ». Ce dernier, lors de son décès le 4 Janvier 1673, fut enseveli en l’église de Lussac, près de l’autel Ste Marguerite.
Le grand hiver de 1709, très rigoureux, fit encore beaucoup de morts à Lussac, engendrant la faim, la disette et la misère, que les moines de Faise tentaient de soulager.
Parmi les Abbés « commendataires » de Faise, on compte Joseph de Secondat de Montesquieu (de 1666 à 1725) puis Charles Louis de Secondat de Montesquieu (de 1725 à 1754), respectivement oncle et frère de l’illustre écrivain de « La Brède ». Leur résidence privée était alors au château « La Tour de Ségur », existant encore de nos jours. Ils furent tous deux de généreux bienfaiteurs pour Lussac. Le 42° et dernier Abbé de Faise fut Godefroy de Guyonnet de Montbalen (de 1765 à 1791). Issu d’une noble famille originaire de la Saintonge, ses armes à trois perdrix figurent actuellement sur le blason de Lussac. Homme de coeur, il fit du bien autour de lui et prodigua des libéralités à Lussac. Il fit fondation de trois soeurs de charité à la paroisse, qui soignaient les malades et éduquaient les jeunes filles. En 1773, il reçut à Lussac le prince de Rohan, cardinal archevêque de Bordeaux.
A la Révolution, le Couvent de Faise fut saisi comme bien national et vendu aux enchères publiques le 14 Mai 1791. Les moines fuirent et se dispersèrent. Les bâtiments de l’Abbaye subirent une destruction sauvage. Il ne subsiste plus rien de l’antique église romane dédiée à St-Antoine, ni de la chapelle Ste-Quitterie. Les seuls vestiges sauvés sont ceux de l’aile Ouest, comportant deux séries d’arceaux superposés avec balustrade en pierre (propriété actuelle de la famille de M. Maurice Druon).

Le curé de Lussac, à l’époque révolutionnaire, Messire Thomas Prendergast, en place depuis 1779, refusa de prêter serment, tout comme son vicaire Burke, et de se soumettre à la Constitution Civile du Clergé, votée en 1790. Condamné à la déportation, il quitta le pays le 9 Septembre 1792 à bord du navire irlandais « La Favorite Nanny » pour Bilbao. Plus tard, il fut aumônier des Gardes Vallonnes en Espagne.
Durant les exactions antireligieuses de 1793, des mutilations regrettables et sacrilèges furent commises dans l’église de Lussac. Statues et sculptures étaient particulièrement attaquées par les piques révolutionnaires, les traces de ces mutilations sont toujours visibles.
Au XIX° siècle, des travaux structurels furent réalisés.
Le Cimetière, qui occupait la place devant l’Eglise, devenu trop exigu, « foulé par les hommes et souillé par les animaux », fut transféré à son emplacement actuel, sur un terrain acheté au sieur Ballet. La délibération du Conseil Municipal, en date du 7 Mai 1818, sollicitait l’autorisation du transfert auprès de Mgr d’Aviau, archevêque de Bordeaux, qui rendit son ordonnance le 1° Juillet 1823. M. Drivet, Maire, et M. Boussier de Rochepine, Curé, étaient nommés commissaires chargés du bon déroulement des opérations, lesquelles furent terminées en 1824.
L’église subit, quelques décennies plus tard, une restauration radicale, entreprise par l’architecte Gustave Alaux, selon les directives du Cardinal Donnet, qui voulait construire des clochers en forme de flèches aux églises de son diocèse. Avant 1860, nous disent les historiens, « le choeur et le chevet roman de l’église de Lussac subsistaient entièrement, ainsi qu’une partie de l’ancienne porte dont on voyait quatre colonnes courtes, mi engagées, à grands chapiteaux coniques ornés d’animaux fantastiques … Le clocher était au dessus de cette porte, à section rectangulaire. A l’angle nord-ouest était lié un escalier renfermé dans un massif carré. Ce clocher avait l’apparence d’un petit donjon. Tout proche, il y avait une autre tour carrée, surmontée de mâchicoulis. Au flanc sud du chevet, on voyait les restes d’une guérite ronde ».
L’architecte Alaux démolit le clocher fortifié et le chevet plat, et construisit un clocher avec flèche, une abside, et la voûte de la nef centrale, pour « unifier » le reste de l’église, mais fort heureusement il conserva les bas-côtés du XV° siècle aux voûtes remarquables.
A la suite d’un incendie et d’un coup de foudre, la flèche actuelle fut reprise en 1934.
Pour terminer ce rappel historique, signalons que le village des Artigues, qui faisait partie de la Paroisse et de la Commune de Lussac, privé de l’Eglise de Faise, obtint en 1852 l’autorisation de construire son église, consacrée au Sacré-Coeur, inaugurée le 11 Septembre 1853, mais qui ne fut terminée qu’en l’année 1900. La création de la Commune autonome des Artigues-de-Lussac fut autorisée par décret du 14 Août 1869, et devint effective en 1870.
Louis Charrié
Membre de l’Association Historique de Puynormand
Lussac – Septembre 2008
Sources : Histoire de Lussac par J.A. Garde et Corbineau
Histoire de Libourne par R. Guinodie
La Guyenne Militaire par Léo Drouyn
Archives Départementales, Notariales, et Municipales

DESCRIPTION et VISITE

Le visiteur de l’église de Lussac, peut apprécier l’ensemble architectural de l’édifice, en retrouvant les différentes époques de sa construction, par un tour extérieur, puis en pénétrant dans les lieux.
Extérieurement, on remarque sur chacun des côtés du chevet, les contreforts romans du XII° siècle, un de chaque côté. En prenant un peu de recul, on aperçoit au-dessus des toits de la sacristie, deux fenêtres murées, face à l’Est, une à l’extrémité de chaque bas-côté. Elles datent du XV° siècle, et sont de style gothique flamboyant, comportant des meneaux ouvragés en pierre d’une véritable beauté, mais dégradées par le temps.

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A l’angle Nord-ouest de l’église, subsistent deux corbeaux en saillie, à hauteur de la toiture, vestiges de la partie fortifiée du XV° siècle.

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Intérieurement, en entrant par le sas en bois et ses portes latérales, on remarque aussitôt les deux bénitiers imposants en belle pierre patinée, à gauche et à droite, de style et de forme différents. Celui de droite, de forme carrée, porte une inscription en majuscules cyrilliques gravées grossièrement, où l’on pourrait lire « Vini ? Vidi » (« Venez et voyez »), et repose sur un fût de colonne cylindrique.
Celui de gauche, de forme ovale, repose sur un fût de colonne gothique ouvragée.

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La nef centrale ogivale du XIX° siècle paraît lumineuse et équilibrée.
De chaque côté de cette nef, on voit les imposants piliers du XV° siècle, supportant les poussées des voûtes.
Il faut se diriger vers les nefs latérales ou bas-côtés du XV° siècle, et lever les yeux Les voûtes sont du plus heureux effet. Ne pas manquer d’admirer les arcs-doubleaux à ogive surbaissée. Les nervures croisées sont à ogive dans la nef, et à plein cintre dans les bas côtés.

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Les clés de voûtes, qui portaient des médaillons aux Armes des seigneurs de Faise, des statuettes de religieux et autres sculptures, ont été mutilées en 1793.

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A la naissance des nervures des voûtes, il reste des figurines d’un beau travail.

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Remarquer particulièrement la voûte Est du bas-côté Sud, en forme d’étoile, avec liernes et tiercerons, comportant une clé de voûte représentant un blason avec symboles épiscopaux.

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La voûte Est du bas-côté Nord est également intéressante : le corbeau, formant naissance de la nervure d’angle Sud-est comporte une sculpture significative de l’allégorie de la vigne, représentant un personnage tenant un cep de vigne et des raisins. On peut penser qu’il s’agit de St-Vincent, patron des vignerons, ou de St-Urbain, pape, ainsi représenté.

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Sur la clé de voûte un personnage est sculpté (restauration récente). Les voûtes des autres travées méritent aussi d’être admirées. Au fond de l’église, les naissances des nervures sont également sculptées, mais elles ont été endommagées par les piques des révolutionnaires en 1793.
Le choeur du XIX° siècle est entouré de boiseries néogothiques ouvragées.
Le maître autel, en marbre blanc, d’une grande beauté, au fond de l’abside, est surélevé de trois marches en marbre noir veiné de blanc. La table, le tabernacle, son clocheton, et ses côtés formant retable bas, d’un beau marbre blanc ouvragé avec dorures, s’harmonisent parfaitement avec les ogives. Le soubassement comporte cinq sculptures dorées représentant le Christ assis au centre et les quatre évangélistes, Mathieu, Marc, Luc et Jean, pareillement assis, deux de chaque côté, et séparés par des colonnettes.

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Les fresques murales représentent quatre épisodes de la vie de St-Pierre, patron de l’église. On voit la scène du reniement alors que le coq chante trois fois, la libération des liens lors de son emprisonnement, l’apôtre affirmant sa foi à Jésus au bord du Lac de Tibériade après la pêche avec André, Jacques et Jean, et l’apôtre évangélisant sur le parvis du temple et guérissant le paralytique …
Les vitraux représentent, avec des verticilles et motifs géométriques, le Bon Pasteur, au centre, puis St-Pierre et St-Paul de chaque côté.

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Deux statues du Sacré-Coeur et de St-Joseph sont aussi sur chacun des murs latéraux du choeur.
La chaire est en bois ouvragé.
Dans les nefs latérales, les autels sont en bois ouvragé, ornés de lambris et boiseries néogothiques de belle facture, avec chandeliers en bois assortis. Celui de droite, dédié à Marie, est surmonté d’un tableau représentant l’Assomption, et flanqué de deux statues de la Vierge.

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Celui de gauche est dédié à St-Michel, et surmonté d’un tableau représentant l’archange terrassant le dragon. Ils ont tous deux conservé leur sainte table en fonte moulée et ornée de dorures, formant entourage.
Quelques statues représentent, sur le mur Nord : Ste-Thérèse, St-Antoine-de-Padoue, Ste-Jeanne d’Arc, et sur le mur Sud : Notre-Dame de Lourdes, Marie et l’enfant Jésus, Ste-Bernadette. Deux peintures sur cadre figurent l’une la vision de St-Bernard-de-Clairvaux (moine fondateur d’abbayes cisterciennes), et l’autre l’icône de Notre-Dame du Perpétuel Secours. Les 14 stations du chemin de croix en albâtre sont réparties sur les murs latéraux.

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Le confessionnal en bois est au fond de la nef de droite.
Les fonts baptismaux, au fond de la nef de gauche, comportent une vasque octogonale en marbre blanc veiné, sur colonne, entourée d’une grille en fer forgé.

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Il y a lieu de noter, avec la luminosité des lieux, variant selon l’heure de la journée, la bonne qualité de l’acoustique de l’église.
En outre, prolongeant la visite du patrimoine religieux dans la campagne environnante de Lussac, aux croisées de chemins, on peut remarquer un bon nombre de Croix ou Calvaires, vestiges de la ferveur des siècles passés. Ces éléments patrimoniaux, relativement distants du Bourg, sur les voies de circulation, près de carrefours, marquaient aussi au moyen-âge la limite territoriale du village, et le périmètre à l’intérieur duquel était perçue la dîme de la paroisse (croix dîmiaires) : Telles sont la « Croix de Blanchon » (vers Puisseguin) et la « Croix des Adams » (vers Montagne). La « Croix de Péroli » (vers Coutras et Les Artigues) serait édifiée en un lieu où aurait existé un gibet ou une potence (pilori). La « Croix de Normand » (vers St-Médard), plus récente, est une croix de mission ». La « Croix de Gonnat », (dans le hameau du même nom), plus éloignée du chef lieu, marque un endroit particulier, c’est peut-être l’emplacement d’une « croix d’oraison » où se recueillaient les pèlerins. Il en est de même de la « Croix de Chouteau ». La remarquable « Croix hosannière du Lyonnat », proche des deux précédentes, mérite un détour.

Louis Charrié
Membre de l’Association Historique de Puynormand
Lussac – Septembre 2008

la tour de Grenet

La Tour de Grenet

En arrivant à Lussac que l’on vienne de Coutras ou de Saint Médard, on aperçoit surmontant les vignes et les bosquets, une tour carrée d’aspect moyenâgeux. Cet édifice pour le moins curieux, est là depuis 1850 par la volonté d’un homme, Pierre Favereau.
La famille Favereau est installée à Terrien depuis le début du XVII siècle, elle a produit au fil des générations d’importants personnages, tous juges, avocats ou prêtres. Pierre Favereau, dernier descendant mâle, naquit à Lussac le 12 novembre 1778. De son mariage avec une riche héritière de l’entre-deux-mers, il eut une fille Marie qui épousa le 20 janvier 1828 son cousin François Drivet, conseiller à la cour royale de Bordeaux. De cette union naquit Pierre Henri en 1837. Les Drivet possédaient depuis 1615 la propriété du Lyonnat. Quand François mourut en 1846, le jeune Pierre
Henri devint l’héritier de Terrien et du Lyonnat. Il fut maire de Lussac en 1870.
La légende prétend que Pierre Favereau détenteur de l’immense domaine de Terrien à Lussac, composé de vignes, bois et moulins fit ériger cette tour de 17 m de haut afin de pouvoir contempler son bien et observer les travaux de son personnel à l’aide d’une longue vue.
Ce qui est certain, comme nous le dit J.A. Garde dans son « Histoire de Lussac », c’est qu’elle lui a servi de sépulture et que sur sa pierre tombale de marbre sous un porche, est gravé ce qui suit : ” C’est ici que repose Pierre Favereau de Terrien, décédé le 18 décembre 1870, dans sa 93ème
année. Il a fait construire et bénir la tour l’an 1850 “. Enfin une autre légende laisse entendre que le défunt aurait été enterré avec sa tabatière en or et sa canne à pommeau d’or, ce qui expliquerait qu’en février 1950 un individu mal intentionné ait profané cette tombe. Ces faits furent relatés dans le journal « Sud-Ouest » de l’époque.
La tour est située au lieu-dit Grenet sur un plateau d’environ 80 m d’altitude, à 300 m à l’est de la D17 , à un peu plus de 1000 m au nord du bourg de Lussac et à l’orée du bois de Rouzeau.
Cet édifice de pierre est bâti sur une parcelle provenant des anciens domaines de l’abbaye de Faise vendus comme biens nationaux en 1791, passant des familles Favereau, Drivet et Baudou au propriétaire actuel, Monsieur Brunot qui en fit l’acquisition avec les vignes qui l’entourent en
1970.
De la construction on ne connait malheureusement rien si ce n’est la date qui figurait sur la pierre tombale.
D’environ 17 mètres de haut comme nous l’avons écrit précédemment, cette tour est établie sur un parallélépipède dont les plus longs côtés orientés au nord et midi, mesurent à l’extérieur 5 m et les largeurs, orientées au levant et couchant, 4,30m. La façade du levant est percée de lucarnes d’étage en étage. Une seule porte, précédée d’un appentis peut être de construction
postérieure, donne accès au rez de chaussée du côté nord. La tour est construite en pierres de taille (calcaire à astéries ou calcaire de Saint-Emilion) provenant peut-être de carrières toutes proches, le Cros ou Rouzeau.
La tour de Grenet attire l’attention et suscite la curiosité, elle fait partie du paysage et de la mémoire Lussacaise.
Merci à Monsieur Gatinel pour ce travail fait dans le cadre de l’Association historique de Puynormand.

pierre de Picampeau

La pierre de Picampeau

Dominant le village de Lussac, le tertre de Picampeau offre une vue admirable sur une partie du vignoble lussacais, lequel repose paresseusement sur l’océan houleux de verdure que forment coteaux et vallons. Disséminés dans ce décor, bois et bosquets donnent force et relief à un paysage qui n’en manque déjà pas.

Mais la particularité du tertre de picampeau réside par la présence en ces lieux d’un mystérieux mégalithe qui, entre chênes et broussailles, s’y dissimule.
La pierre de Picampeau, ou la pierre des martyrs, ou la pierre à bassin ou à
Évier, son nom diffère selon les interprétations scientifiques et les sensibilités.

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Portrait de l’énigmatique mégalithe.

La pierre de Picampeau est un énorme bloc de calcaire de 6 mètres de longueur sur 4 mètres de large. Dans son milieu et sur la face inclinée est creusée une sorte d’auge en forme de trapèze allongé. De la petite base part une rigole qui communique avec le bassin par un trou circulaire et descend jusqu’à l’extrémité de la pierre. Aux extrémités de la table existent 2 trous cubiques de 15 à 20 centimètres et dans la partie basse 2 trous semi sphériques.

Enquêtes et interprétations.

De tous temps, « cette belle endormie », a excité la curiosité des archéologues et historiens et donné libre cours à diverses interprétations aussi variées les unes que les autres.

Ainsi, si certains pensent que cette pierre était destinée au recueillement des eaux de pluie, d’où le nom de pierre à bassin, d’autres pensent plutôt à un lieu de célébration de culte et de sacrifices, d’où le nom de pierre des martyrs. Dans les 2 cas, l’hypothèse émise est celle de l’intervention de l’homme qui aurait sculpté la pierre pour son usage personnel. Une autre hypothèse est celle d’une érosion naturelle: «  Beaucoup croient encore que ce sont les druides ou leurs devanciers de la préhistoire qui ont creusé ces marmites ou ces vasques pour y verser le sang des victimes immolées. Dans certains cas on comprend que cette idée ait surgi car on a affaire à des blocs ou des monolithes isolés, creusés d’une seule auge ou marmite, on a alors pensé à des pierres sacrificatoires. La chose serait admissible à la rigueur si elle était rarissime; mais l’abondance de tels rochers et l’identité morphologique des cavités qui s’y trouvent creusées avec celle des ensembles imposants que l’on trouve parfois, prouve que l’on est en face d’un phénomène d’érosion naturelle… » Henri Pelletier (La Limagne : géologie et archéologie).

autrefois

En 1842, l’historien Ducourneau, après des fouilles effectuées au pied du monument, découvre des tessons de céramiques gaulois. Il prend la pierre pour un Dolmen (Guyenne Historique et Monumentale).

En 1845, l’historien du libournais, Guinodie, reprend les travaux de Ducourneau. « Des débris de vases antiques ont été trouvé autour d’elle, les prêtres gaulois les employaient sans doute dans les cérémonies ». Sa conclusion est que la pierre servait donc à des cérémonies druidiques.

En 1876, Léo Drouyn, l’illustre archéologue et dessinateur du libournais, réfute les théories des deux historiens. Cependant il livre à son tour une description erronée de la pierre et un dessin paru dans le Bulletin de la société archéologique de Bordeaux. Nous ne garderons de cette version que le côté artistique de l’œuvre graphique.

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Pierre à évier à lussac ( Gironde). illustration pour dolmen apocryphe par M. Lép Drouyn, bulletin de la société archéologique de Bordeaux, 1876, vol. 3, page 56. morsure sur zinc n° 1305

Il faut attendre l’année 1943 pour que de nouvelles recherches poussées soient effectuées par J. A. Garde et ses collègues.

Leur étude minutieuse de la pierre démontre que sa partie nord a été aplanie afin de dégager le bassin et sa rigole. La partie sud encore à l’état brut semble néanmoins avoir été préparé en vue de modifications. En effet les 3 longs sillons signalés par Léo Drouyn (voir dessin), sont plus un amorçage de dégagement de la pierre que des rigoles de canalisation. Celles-ci contrairement au dessin de l’artiste ne se rejoignent d’ailleurs pas. Les fouilles entreprises par J.A Garde et son équipe au pied de la pierre et sur la terrasse la supportant ramenèrent à la surface une trentaine de tesson de céramiques gauloises ainsi qu’un fragment ornementé avec portion de col de vase également de pur facture gauloise. Par contre aucune présence de silex taillés ou d’éclats de taille. Des fouilles préliminaires effectuées dans les vignes autour des bois de Picampeau ainsi que le long du banc de rocher ne donnèrent aucun résultat. Les objets gaulois trouvés au pied de la pierre prouvaient donc bien leur rapport au monument et surtout l’usage de celui-ci par les druides.

Résultats de l’enquête

De toutes ces recherches et interprétations diverses, que peut on en déduire ?

Son origine :

Ni menhir renversé, ni table de couverture d’un dolmen, ni même un mégalithe au vrai sens du mot, puisque son origine semble postérieure à la période néolithique préhistorique, il semblerait donc que la pierre de Picampeau se soit tout simplement détaché du banc de rocher qui forme le plateau de Picampeau.

Son aspect :

Selon Henri Pelletier (géologue et archéologue), les pierres à bassin seraient creusées de la sorte par le phénomène naturel qu’est l’érosion.« A la surface des bancs de grès s’observent parfois des dépressions hémisphériques de quelques centimètres ou de quelques décimètres de diamètre : ce sont les cupules et les cuvettes. Leur origine est naturelle. En effet, certains bancs de grès renferment des concrétions sphériques, de taille variable, riches en carbonate de calcium. Lorsque ces roches viennent à affleurer, les eaux de ruissellement dissolvent les carbonates. Alors naissent des cavités de section circulaire, cupules et cuvettes.  »

rigole bassin

Cependant, les études menées par J.A.Garde démontre bien l’intervention de la main de l’homme sur la surface de la pierre. Une question se pose alors. L’homme a-t-il entièrement sculpté la pierre ou bien a-t-il repris une œuvre amorcée par la nature pour créer un monument à son usage. Dans les deux cas, cette question semble bien moins importante que l’utilisation finale de la pierre.
Sa destination finale :

Une présence importante gauloise dans le lussacais et ne fait pas l’ombre d’un doute. On fait généralement dériver le nom de Lussac du patronyme d’un grand propriétaire gallo-romain Luccius, possesseur de la villa aux Ier et IIème siècles, d’après les vestiges retrouvés. Enfin, c’est dans la commune limitrophe de Tayac, exactement à 6 km 500 du bourg de Lussac que fut faite, en 1893, la trouvaille retentissante d’un trésor gaulois : torque en or massif (au musée de Bordeaux), 73 lingots, 325 statères ou quarts de statères des peuplades gauloises des Arvernes et des Bellovasques .Et le rapport Garde démontre bien l’utilisation de la pierre par leurs druides.

Quant à l’hypothèse que les cérémonies druidiques étaient des cérémonies sacrificatoires humaines, la présomption est probable. Dans la guerre des Gaulles, Jules César nous fait ainsi le portrait des gaulois. «Tout le peuple gaulois est extrêmement religieux ; aussi, ceux qui sont atteints de maladies graves, ceux qui prennent part aux risques des batailles, offrent-ils des sacrifices humains ou font-ils vœu d’en offrir, par le ministère des druides. Ils pensent, en effet, que le rachat d’une vie humaine par une autre vie humaine peut seul apaiser les dieux immortels : les cités ont des rites officiels du même genre. Certains peuples ont des mannequins de taille colossale, en osier tressé qu’ils remplissent d’hommes vivants ; on y met le feu et les hommes périssent carbonisés. Le supplice de malfaiteurs surpris à voler, à commettre un acte de brigandage ou quelque crime passe, à leur avis, pour plus agréable aux dieux immortels, mais faute de criminels, ils n’hésitent pas à sacrifier des innocents.  »

On sait peu de choses des gaulois, mais on sait que les druides étaient les prêtres et les savants de l’époque, et qu’ils présidaient donc à la vie religieuse et ainsi aux sacrifices, rendaient la justice, et instruisaient la jeunesse. Le Dieu cruel dont il est fait référence dans les écrits de jules César pourrait fort bien être Taranis , lorsque celui-ci est assimilé au dieu des enfers. Mais lorsque celui-ci redevient le dieu du ciel et du tonnerre, les sacrifices en son honneur étaient des têtes humaines coupées.

Nous savons aussi, d’après les bribes de mythologie parvenues jusqu’à nous que les gaulois vénéraient les forces de la Nature et leurs vouaient différents cultes. Le chêne était considéré comme le Dieu suprême.

Beaucoup de faits concordent.
La pierre mystérieuse repose dans un bois de chênes, un lieu sacré hautement symbolique pour les gaulois. Dans ce sanctuaire repose comme un autel une pierre possédant un grand bassin récepteur, comme pour recevoir une tête tranchée, et une rigole qui descend de ce bassin comme pour écouler vers le bas de la pierre le sang de la victime, offrandes dont le terrifiant Taranis, un des trois dieux majeurs gaulois, était friand.
Il semblerait bien que la pierre de Picampeau soit bel et bien une pierre à sacrifice gauloise, et que son nom de pierre des martyrs ne soit point usurpé.

En guise de Conclusion

En guise de conclusion , nous ne pouvons que reprendre la conclusion de J.A Garde datant de 1943 ; elle est toujours d’actualité.
«On peut considérer la pierre à bassin de Lussac comme une pierre à sacrifice de l’époque gauloise. Monument de l’antiquité unique en Gironde ,elle mérite d’être préservée des injures des inconscients. La question de son classement comme monument historique, qui n’a pas jusqu’ici été prise en considération par les Beaux-arts doit être reconsidérée à la suite de l’heureux résultat des fouilles effectuées

Dominique  Rocher (membre de l’association Historique de Puynormand)

monoxyde de carbone

Chaque hiver, le monoxyde de carbone est responsable de plusieurs milliers d’intoxications dont une centaine mortelle. En 2010, 1509 intoxications par le monoxyde de carbone ont été signalées.

Elles ont impliqué 5195 personnes, entraînant 1136 hospitalisations. Certaines conserveront des séquelles à vie.

Incolore et inodore, le monoxyde de carbone est un gaz indétectable par l’homme. Sa présence résulte d’une combustion incomplète, et ce, quel que soit le combustible utilisé (bois, butane, charbon, essence, fuel, gaz naturel, pétrole, propane).

En cas d’intoxication aigüe, la prise en charge doit être rapide et justifie une hospitalisation spécialisée.

Les trois quarts des personnes qui utilisent un chauffage à combustion ne sont pas conscientes d’être équipées d’appareils présentant un risque d’émission de monoxyde de carbone. Trois personnes sur dix ne font pas contrôler leur chaudière ou leur chauffe-eau, pourtant principale source d’accident. Un français sur vingt déclare avoir bouché les orifices d’aération de son domicile, alors que la ventilation peut éviter bien des accidents. Il faut donc impérativement respecter les recommandations suivantes :

  • faire entretenir les appareils de chauffage et de production d’eau chaude à combustion par un professionnel qualifié.

Pour la plupart d’entre eux, il est obligatoire de :

  • faire ramoner les conduits d’évacuation des fumées par un professionnel qualifié.
  • ne jamais utiliser de façon prolongée un chauffage d’appoint à combustion
  • ne jamais obstruer les grilles de ventilation, même par grand froid.
  • aérer quotidiennement l’habitation, même par grand froid.

Ce monoxyde de carbone se diffuse très vite dans l’environnement.

Les symptômes de l’intoxication sont : maux de tête, nausées, confusion mentale, fatigue, évanouissement, qui peuvent ne pas se manifester immédiatement.

En cas de soupçon d’intoxication, aérer les locaux, arrêter les appareils à combustion, évacuer les lieux et appeler les secours (le 15, 18 ou 112).

Cellule tempête

Correspondant tempête

Des élus ou des membres du P.A.S sont affectés à un secteur de la commune. A l’initiative d’ENEDIS, avec le Maire, le correspondant tempête est le seul autorisé à joindre directement la cellule de crise ENEDIS.
Il recense et qualifie les incidents grâce aux informations qu’il reçoit des administrés directement ou par l’intermédiaire des élus et du P.A.S, en rédigeant une fiche diagnostic qu’il transmet à ENEDIS. Cette coopération
permet d’accélérer les réparations.
Il fait le lien avec ENEDIS. Dès qu’il est lui-même renseigné, il transmet ces informations à la population afin qu’elle n’appelle pas ENEDIS dans le but d’éviter de saturer les lignes téléphoniques. Ils iront à la rencontre de ceux
dont la situation précaire ou l’isolement est le plus flagrant.
N’hésitez pas à les prévenir ou à les faire prévenir, chez eux ou par l’intermédiaire de la mairie, si une situation particulière leur avait échappé. Un affichage sur la porte de la mairie vous tiendra informé de l’évolution de la situation. Si la crise dure, les lignes téléphoniques sont le plus souvent hors service, mais vous trouverez le correspondant tempête, Didier Gatinel, ou ses suppléants, du matin au soir (20h) à la mairie, week-end compris.

Cellule tempête

La commune s’est dotée d’un 2ème groupe électrogène, (le 1er étant dédié à l’école) qui prendra en charge plus particulièrement la salle des fêtes. Il permettra le chauffage de cette salle, qui restera ouverte à tous jusqu’au
retour d’une situation normale.

Comment s’y préparer

Pour ceux qui le peuvent, en s’équipant d’un groupe électrogène ou d’une génératrice. Pourquoi ne pas se regrouper pour l’acheter ? Mais sachez que ce matériel nécessite un entretien suivi, des réserves de carburant et le recours à un professionnel pour le 1er raccordement.

Les groupes électrogènes d’ENEDIS sont réservés aux maisons de retraite, distribution de l’eau, etc.… En incitant les personnes sous appareillage électrique (respirateur artificiel, dialyseur) à se signaler pour
bénéficier du dossier Plan Croix Rouge. La remise en service ne sera pas toujours possible, mais elle permettra à ENEDIS de prendre des dispositions si cela devait durer.

En élaguant : Un acte préventif indispensable qui vous concerne peut-être : l’élagage de la végétation à proximité des lignes électriques ; ENEDIS n’intervient pas chez les particuliers mais a pour mission de veiller
à ce que ces dernier respectent cette obligation.

Les personnes susceptibles de prêter des appareils autonomes de chauffage, de cuisine, sont invitées à se faire connaître.

Conseils ENEDIS

Pendant la tempête :
Débranchez les appareils électriques et antennes de
télévision.
Utilisez des radios à piles pour rester informé.
Coupez le disjoncteur de votre habitation.
N’ouvrez pas votre congélateur.
Ne pas toucher les lignes électriques tombées à terre et en
informer le correspondant tempête.
Ne pas essayer de démêler un objet emmêlé à une ligne
électrique.
Ne jamais pénétrer dans une installation de distribution
électrique (transformateur).
Ne pas appeler ENEDIS, le correspondant tempête s’en charge.

Bruit

Nous vous rappelons que tous travaux nécessitant outils ou appareils susceptibles de causer une gêne sonore pour le voisinage telles que les tondeuses à gazon ne peuvent s’effectuer que : 

 Les jours ouvrables de 8h 30 à 12 h et de 14 h 30 à 19 h 30, 

 les samedi de 8h à 12 h et de 15h à 19h, 

 les dimanches et jours fériés de 10h à 12 h (art IV règlement départ. sanitaire).